J.K. Rowling va capoter! | Le Journal de Montréal

Vous vous souvenez quand l’auteure de Harry Potter s’était insurgée qu’on parle de «personne menstruée» au lieu de «femmes» ? 

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Eh bien je suis sûre que J.K. Rowling va capoter quand elle va entendre parler de la récente publication de la Société canadienne du cancer qui réfère à «trou avant» comme alternative plausible et potentiellement acceptable au mot «utérus».

Vous ne commencez pas à en avoir marre, vous, de ces mots inventés qui nient la biologie?



Joseph Marzullo/WENN.com

JE NE SUIS PAS UN TROU!

On vit quand même une drôle d’époque… Les médias, les institutions succombent tous, les unes après les autres, aux sirènes de la novlangue.

Après la chroniqueuse du Elle Québec qui parle de «personnes avec un utérus», après la Dre Theresa Tam qui parle de «personne enceinte», on a maintenant droit à un degré supplémentaire de surréalisme dans la redéfinition de ce qu’est une femme.

Sur son site, à propos du dépistage du cancer, la SCC pose une très étrange question: «En tant qu’homme trans ou personne non binaire à qui on a assigné le sexe féminin à la naissance, ai-je besoin de subir un test de dépistage du cancer du col de l’utérus?»

La réponse de la SCC me semble évidente, presque une Lapalissade: «Toute personne qui a un col de l’utérus peut développer un cancer du col de l’utérus.»

Ce n’est pas parce que tu as un ressenti d’homme que ça fait disparaître ton utérus. Et ce n’est pas parce que tu ne reconnais pas la binarité des sexes que tu n’en as pas moins un utérus. Soit tu en as un, soit tu n’en a pas (ou tu n’en as plus si tu te l’es fait enlever).

Mais le passage qui a fait sursauter plusieurs individus, dotés ou non d’un utérus, c’est la mise en garde que fait la SCC à la fin de sa page sur le dépistage.

«Nous reconnaissons que de nombreux hommes trans et personnes non binaires pourraient avoir des sentiments ambivalents à propos de termes tels que “col de l’utérus”, ou trouver qu’ils ne leur correspondent pas vraiment. Vous préférez peut-être d’autres termes, par exemple “trou avant”. Nous sommes conscients du caractère limitatif des termes que nous employons, mais nous les avons choisis pour une question de simplicité. De plus, si nous utilisons des termes tels que “col de l’utérus”, c’est que nous voulons normaliser le fait que des hommes peuvent aussi posséder ces parties du corps.»

  • Écoutez la rencontre Durocher-Dutrizac avec Sophie Durocher via QUB :

La SCC est quasiment rendue à s’excuser de parler d’utérus! On ne veut pas offenser des gens qui auraient peut-être préféré les mots «trou avant»? TROU AVANT? Vous ne pouvez pas savoir à quel point cette dénomination me met hors de moi! Et ne me dites pas de me calmer les ovaires!

Il y a quand même des limites à occulter la réalité biologique des femmes pour faire plaisir à une infinie minorité.

VIEUX JEU?

Je me demande vraiment ce que J.K. Rowling va penser de cette périphrase utilisée par la SCC: «personne non binaire à qui on a assigné le sexe féminin à la naissance». 

Dans le bon vieux temps, on appelait ça «une femme».



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